Introversion
     
Introversion
Le corps est une prison, l’âme, un démon.

Dans sa série Introversion, Sébastien TABUTEAUD livre une réflexion photographique intense sur le repli sur soi. Il ose un regard viscéral sur l’oppression qui parfois s’opère entre un individu et lui-même.

Fortement impacté par sa relation avec une personne instable mentalement, heurté par son mal-être perpétuel, le photographe se met en quête d’interroger la schizophrénie.
Via une expérience en huis clos avec lui-même, il produit des images, explore artificiellement l’inaptitude à se fondre au monde. à se camper soi-même ; Être seul mais double. Triple, pourquoi pas.
Alors que l’espace autour est gigantesque, les tours hautes, c’est pourtant dans l’espace intracrânien exigu que toujours on se perd le plus.
On dit de la pensée des schizophrènes qu’elle est ultra rapide. Rapide comme un train qui file dans la nuit ou un sabre qui fend l’air. Et de la vitesse découle le flou. Voir double. Se voir double. Se troubler jusqu’à s’effacer parfois.

De son expérience immersive, Sébastien Tabuteaud rapporte des images sombres, denses et contrastées. Instantanés d’agitation interne. L’ajout de texture en surimpression sur ses clichés vise à défigurer un peu plus encore une perception contrariée du réel.

« La réalité n’est qu’un point de vue. » disait Philip K. DICK.

VLS
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